Le courant, celui de la vie.
- Josiane Francoeur
- 1 oct. 2018
- 2 min de lecture
Devant cet infini, je me sens si petit
Si petit je suis devant cet infini
Rapidement envahit
Je n'en sais presque plus qui je suis
Mais surtout où j'en suis
Ma minuscule barque au milieu d'un immense océan où s'entremêle des milliers de
courants, tantôt rapides, tantôt lents, me portent dans cette marre ou parfois j'en ai que
trop marre.
Les vagues comme bruit de fond
M'accompagnent en tant que vagabond
Tantôt déchaînées, tantôt absentes, ces mêmes vagues me portent ou encore m'emportent.
Parfois je suis le flot,
Parfois je suis à contre courant
Parfois je n'avance tout simplement pas, c'est le calme plat
Parfois je dois ramer sans jamais m'arrêter
Remonter mes rames, enlever ma bouée, je peux enfin respirer
Un rayon de soleil pour m'éclairer
Une orage, pour me décourager
J'en oublie jamais ma destinée
À un certain moment, les requins me tournent autour comme des vrais vautours
Je dois alors faire demi-tour
Mon équipage devient alors, mon seul ancrage
Au travers de tous ces nuages
Je navigue sur le chemin de la vie
De ma vie
Au courant du voyage
Je perdrai certains membres de mon équipage
Mon capitaine partira
Me laissant là
À diriger mon bateau qui risque alors de prendre l'eau
Le coeur en miette, explosé
Je naviguerai pour oublier qu'il m'a quitté
Chaque voyage m'en apprendra davantage
Sur moi, sur nous, sur comment réussir mon accostage
Ce voyage, c'est une grande route remplit de tourments
Et ce au milieu du firmament
Parfois je dois déployer la grande voile, ma voile
Sous ce ciel remplit d'étoiles
De marins et marines partis trop tôt
N'ayant jamais pu faire le voyage complet de leur existence
Nous regardant maintenant de là-haut
Nous démener pour trouver un sens à cette maudite existence
Le cœur plein d' espoir et de rêves,
Je continue cette grande trêve
Ce ciel me permets de voir toujours plus loin
Où il n'existe aucune fin.



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